Guides et Recommandations

Tabouret de massage : pourquoi l’acheter dès vos débuts, et comment le régler ?

Tabouret de massage

Vous massez debout, penché au-dessus de la table, séance après séance, et vous sentez déjà vos épaules ou le bas de votre dos en fin de semaine. Chez Nandara, notre position est nette : le tabouret de massage s’achète en même temps que la table, dès le début, parce qu’il vous évite de vous user le dos avant même d’avoir trouvé votre clientèle.

Pourquoi acheter un tabouret de massage dès le début de votre activité ?

Le massage est un métier physique, et le corps du praticien travaille autant que ses mains. Selon l’INRS, l’organisme de référence pour la santé au travail, les troubles musculosquelettiques représentent plus de 80 % des maladies professionnelles reconnues en France. Ils touchent surtout le cou, les épaules, les coudes et les poignets, et l’INRS cite trois causes principales : les postures contraignantes, les gestes répétitifs et les efforts physiques. Vous trouverez le détail sur la page de l’INRS consacrée aux troubles musculosquelettiques.

Ces trois causes décrivent une journée de massage. Le praticien qui débute y est plus exposé que les autres : il enchaîne les séances pour lancer son activité, il n’a pas encore ses repères de posture, et il compense en se penchant au lieu de se rapprocher. C’est précisément ce que le tabouret corrige.

C’est aussi l’un des achats les moins chers de votre installation. Le tabouret de massage à roulettes coûte 79,99 €, à côté d’une table pliante comme la AMARA à 369,90 €. Le repousser à plus tard, c’est économiser une petite somme sur l’outil qui protège votre outil principal : votre dos.

Le tabouret sert à alterner, pas à rester assis

Un tabouret ne remplace pas le travail debout. Les pressions profondes sur le dos ou les jambes se font debout, avec le poids du corps. Le tabouret prend le relais pour les zones qui demandent de la précision plutôt que de la force. En changeant de position plusieurs fois par séance, vous répartissez l’effort au lieu de le concentrer toujours sur les mêmes muscles.

Quelles parties du massage se font mieux assis ?

Toutes les zones qui se travaillent en bout de table, ou qui demandent des gestes fins, se font mieux assis. Debout, vous seriez obligé de vous plier en deux pour les atteindre. Voici où vous installer pour chacune.

Zone masséeOù placer le tabouretCe que vous y gagnez
Visage et cuir cheveluEn bout de table, derrière la tête du client allongé sur le dosLes avant-bras posés, des gestes fins sans vous pencher
Nuque et haut des épaulesAu même endroit, un peu plus près du plateauVos mains passent sous les épaules sans que votre dos se courbe
Pieds et réflexologieEn bout de table, côté piedsLe pied à hauteur de vos mains, la voûte plantaire bien visible
Mains et avant-brasSur le côté, à hauteur de la hanche du clientLe bras du client posé sur le plateau, et vous assis face à lui

Le massage des pieds montre bien la différence. Debout, il faut soit baisser fortement la table, soit se courber pendant toute la séquence. Assis en bout de table, vous avez le pied du client devant vous, à la bonne hauteur, et vous pouvez y passer dix minutes sans fatigue. Nous avons consacré un article au massage des pieds, qui détaille cette séquence.

Certaines tables sont pensées pour ce travail assis. La table pliante AMARA porte des plaques Reiki aux deux extrémités, qui laissent la place à vos genoux quand vous êtes assis en bout de table. Sans elles, vos genoux butent contre le cadre et vous restez trop loin du client.

Comment régler la hauteur du tabouret par rapport à la table ?

Le tabouret et la table se règlent ensemble, jamais l’un sans l’autre. Le tabouret Nandara monte de 45 à 60 cm. Une table comme la AMARA se règle de 60,5 à 86 cm : pour le travail assis, vous la placerez dans le bas de cette plage. Procédez toujours dans cet ordre.

  1. Réglez d’abord le tabouret à votre taille. Vos pieds reposent à plat sur le sol, vos cuisses sont à peu près horizontales, vos genoux ne remontent pas plus haut que vos hanches.
  2. Réglez ensuite la table. Posez les mains sur la zone à masser : vos épaules restent basses et vos coudes forment un angle proche de 90 degrés.
  3. Testez sur une vraie séquence. Si vous haussez les épaules, la table est trop haute. Si vous vous penchez en avant, elle est trop basse, ou le tabouret est trop loin.
  4. Rapprochez-vous au lieu de vous pencher. Les roulettes servent à cela : quelques centimètres de déplacement valent mieux qu’un dos arrondi pendant dix minutes.

Pour le visage et la nuque, la têtière compte autant que la hauteur du tabouret. Une têtière mal inclinée vous oblige à tendre les bras, et vous perdez le bénéfice de la position assise. Nos conseils sur le réglage de la têtière vous aideront à trouver le bon angle.

Ces réglages ne se font pas une fois pour toutes. Ils changent avec la technique, avec la corpulence du client et avec la zone travaillée. Prenez l’habitude de vérifier la hauteur de la table en installant chaque client : c’est le réglage le plus négligé, alors qu’il décide de l’état de votre dos dans dix ans. Nous revenons sur ce point dans notre guide des critères pour choisir sa table de massage.

Quels critères regarder pour choisir un tabouret de massage ?

Un tabouret de bureau ou un tabouret de cuisine dépanne quelques jours, mais il n’est pas fait pour tourner autour d’une table et changer de hauteur dix fois par jour. Voici ce qui distingue un tabouret de massage, avec les chiffres de celui que nous proposons.

Tabouret de massage à roulettes Nandara : assise ronde rembourrée, hauteur réglable par levier et piètement à cinq branches
  • La plage de hauteur : de 45 à 60 cm sur le tabouret Nandara. Elle doit descendre assez bas pour que vos pieds restent à plat, et monter assez haut pour travailler sur une table qui n’est pas tout à fait en position basse.
  • L’assise : ronde, de 33 cm de diamètre, rembourrée. Une assise compacte vous laisse pivoter et changer d’appui sans vous lever, ce qu’un grand siège ne permet pas.
  • Les roulettes : multidirectionnelles. Elles vous font passer de la tête aux mains du client en restant assis, sans couper le contact plus longtemps que nécessaire.
  • La charge : jusqu’à 150 kg. Le tabouret reste stable même quand vous prenez appui sur lui pour vous relever.
  • Le revêtement : lisse et facile à nettoyer. Il doit supporter un désinfectant entre deux clients, comme votre table, et ne pas garder l’huile.
  • Le poids : 3 kg. Il se glisse dans la voiture à côté de la table pour les séances à domicile.

Reste la question du dossier. Un tabouret de massage n’en a généralement pas, et c’est voulu : vous travaillez légèrement penché vers le client, et un dossier gênerait vos rotations. Si vous cherchez un appui pour le bas du dos, c’est souvent le signe que le tabouret est trop loin de la table.

Comment entretenir votre tabouret pour qu’il dure ?

Un tabouret de massage demande peu d’entretien, mais il le demande régulièrement. L’huile, les cheveux et les fibres du linge finissent toujours par trouver le chemin de l’assise et des roulettes. Trois habitudes suffisent.

  • Entre chaque client : un chiffon humide et un désinfectant doux sur l’assise, comme sur la table. Essuyez l’huile le jour même : c’est en séchant qu’elle marque.
  • Chaque semaine : retirez les cheveux et les fibres enroulés autour des roulettes. Une roulette qui accroche vous oblige à pousser avec les jambes, et vous perdez la fluidité qui fait l’intérêt du tabouret.
  • Chaque mois : vérifiez le serrage des vis et le bon fonctionnement du réglage de hauteur. Un tabouret qui descend tout seul pendant une séance se repère tout de suite et se règle en quelques minutes.

Le tabouret trouve sa place dans la préparation de votre cabine, au même titre que le linge, l’huile et la table. Nous détaillons cette routine, du réglage de la table à l’accueil du client, dans notre article pour préparer un massage réussi.

Vos questions sur le tabouret de massage

Ces questions reviennent souvent chez les praticiens qui s’équipent pour la première fois. Les réponses s’appuient sur les caractéristiques du tabouret et des tables de notre catalogue.

Masser assis, est-ce moins efficace que masser debout ?

Non, ce ne sont pas les mêmes gestes. Debout, vous utilisez le poids de votre corps pour les pressions profondes sur le dos et les jambes. Assis, vous gagnez en précision sur le visage, la nuque, les mains et les pieds. Une séance bien construite utilise les deux positions.

Faut-il choisir un tabouret avec un dossier ?

Pour le massage, ce n’est pas nécessaire. Vous travaillez légèrement penché vers le client, et un dossier limiterait vos mouvements. Le tabouret Nandara n’en a pas, pour vous laisser pivoter librement autour de la table.

Les roulettes glissent-elles trop sur le carrelage ?

Elles roulent facilement sur un sol lisse, et c’est ce qui vous permet de changer de zone sans vous lever. Si votre sol est fragile, un tapis de protection sous la zone de travail évite les traces et freine un peu le roulement.

Peut-on emporter le tabouret pour les massages à domicile ?

Oui. Avec 3 kg, il se transporte facilement en plus de la table. C’est même à domicile qu’il rend le plus service, parce que vous ne trouverez pas chez le client de siège à la bonne hauteur.

Notre conseil : commandez le tabouret avec la table

Au moment de vous équiper, mettez le tabouret dans la même commande que la table, et pas dans la liste des achats pour plus tard. Dès la première semaine, faites le visage, la nuque et les pieds assis, et réglez la table à chaque nouveau client. Ces habitudes prises au début ne vous coûtent rien. Celles qu’on corrige après quelques années de douleurs coûtent beaucoup plus cher.